Delanoë insatiable

 

Le maire de Paris est décidément insatiable en ce qui concerne les baptêmes de rues et places visant à reconnaître « les crimes commis par la France pendant la guerre d’Algérie » et à faire repentance. C’est ainsi, qu’il vient d’inaugurer la place du 8 février 1962 au métro Charonne, date de la manifestation où neuf manifestants anti-OAS trouvèrent la mort. Cette inauguration s’inscrit dans le long cortège d’inaugurations du même type puisque nous avons déjà eu droit à la place du 17 octobre 1961, date de la manifestation du FLN à Paris, à la place Maurice Audin du nom du terroriste FLN, à la place de l’émir Abd el-Kader, en novembre 2006. Comme le soulignait la sénatrice communiste de Paris, Nicole Borvo « une fois encore le conseil municipal de Paris accomplit un acte d’une haute valeur symbolique qui contribue à la reconnaissance des crimes d’État que l’État se refuse à reconnaître ». À ce rythme effréné d’inaugurations, il est à craindre que le maire de Paris épuise toutes les dates symboliques utiles à sa stratégie de repentance, il pourra alors se consacrer en toute quiétude à une nouvelle série d’inaugurations au rang desquelles, nous en sommes persuadés, la place du 26 mars 1962 et celle du 5 juillet 1962 auront leurs lettres de noblesse. Mais ne rêvons pas, car pour M. Delanoë, les souffrances ne sont bien évidemment que l’apanage des partisans du FLN.

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