La stèle de Marignane menacée

  

La stèle dédiée aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française, implantée par l'ADIMAD dans le cimetière de Marignane, est l'objet depuis plusieurs mois déjà de toutes les attentions des organisations « droits-de-l’hommistes », proches de l'ultra-gauche. Ces organisations parmi lesquelles on retrouve pêle-mêle : la Ligue des Droits de l'Homme, le PCF, la LCR, Lutte Ouvrière, le MRAP et d'autres groupuscules, qualifiés pour la circonstance par la presse algérienne d'ONG, ne rêvent que d'une chose : faire enlever et détruire ladite stèle.

Aussi se sont-elles réjouies de la décision du tribunal administratif de Marseille rendue le 7 juillet dernier estimant que ce monument présentait « une dimension polémique susceptible de heurter les usagers des lieux, et une connotation non conforme à la neutralité du lieu », et exigeant l'enlèvement de la stèle dans un délai de quatre mois sous astreinte de 100 F par jour de retard, passé ce délai.

On le voit à nouveau, quarante-six ans après la guerre d'Algérie, il est possible dans notre pays d'honorer la mémoire des terroristes du FLN, de leur dédier des noms de rue, comme ce fut le cas tout récemment à Saint-Ouen, d'honorer même officiellement les porteurs de valises de sinistre mémoire, mais il est interdit de commémorer, au nom d'une vision dogmatique de l'histoire, les morts et les victimes de l'Algérie française.

Le combat continue donc plus que jamais pour que notre vérité puisse toujours s'exprimer.

 

Paul Scalero


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