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Prix universitaire 2015

Écrit par CINI. Associe a la categorie Prix universitaires

Le jury du Prix universitaire algérianiste a attribué


 Le 1er Prix à Jérémy Lagarde
Université de Bourgigne (Mémoire de master 1), sur :

« Bab-el-Oued sous la IIIe République. Histoire sociale et culturelle d'un faubourg d'Alger à l'époque coloniale »

 

Passons sous le terme « colonial », concession au politiquement correct en vogue dans nos universités. Nous aurions, bien sûr, préféré « à l'époque française », et notre jeune chercheur de tout juste 24 ans, quand vous lirez ce texte, aussi. L'empathie pour son sujet est discernable dès l'illustration de couverture: un croquis de Charles Brouty « La Basseta » puis, p. 3, la dédicace « À ma grand-mère algéroise Berthe Poillot, née Galibert ». Tout est dit. Ce n'est seulement le chercheur qui va s'exprimer tout au long de cette étude mais aussi l 'homme, le jeune homme, dont les parents sont originaires d'Alger et de Boufarik. Jérémy Lagarde a eu le mérite de mener une recherche dans un domaine, l'histoire urbaine, sur lequel peu de chercheurs se sont penchés. Le domaine étudié est vaste et au-delà du seul faubourg, c'est une histoire d'Alger et des Européens d'Algérie qu'il a été amené à faire d'une manière plus large. La première partie de sa recherche concerne la physionomie du faubourg. Nationale d'abord (composition et fusion des populations), sociale ensuite (faubourg ouvrier, luttes sociales y compris juin 1936), vie politique enfin. La deuxième partie est plus culturelle, il s'attache à décrire un art de vie original en traitant des différents facteurs sociaux (sociétés musicales, sportives, cafés), mais également des diverses « atmosphères » (la vie des rues, les permanences espagnoles, les mœurs), les rapports entre les différentes communautés, les distractions, les réjouissances, enfin les divers contacts et syncrétismes qui aboutissent à la formation du peuple français d'Algérie dans sa variante algéroise: la vie religieuse (long développement sur la basilique de Notre-Dame d'Afrique notamment), cuisine, musique populaire et pataouète. Notre jeune ami illustre ses propos de longues citations du Cagayous de Musette. Jérémy Lagarde sait avec justesse dénoncer les anachronismes qu'on applique aux Français d'Algérie. Un exemple parmi d'autres dans les premières pages: « C'est parmi ces classes populaires des villes côtières que se recruteront les foules du Front populaire. On a fait mieux dans la défense acharnée de ces privilèges. Est-ce à dire que ceux-ci (les Européens d'Algérie) étaient anti-colonialistes au sens actuel du terme? Pour la très grande majorité, non. Mais qui l'était à ce moment précis? » (p. 7). Il serait important et intéressant de citer de nombreux extraits; de plus, ce travail est bien écrit, les illustrations de bon goût, les annexes donnent de la profondeur à l'ensemble. Les deux pages de conclusion sont d'une émotion sous-jacente contrôlée jusqu'à ces derniers mots (p271) « Et alors? Et 'oilà! ». J'espère qu'il se trouvera un éditeur pour publier ce beau travail. Une fois son CAPES passé à la fin de cette année scolaire, Jérémy Lagarde est partant pour faire des conférences, que nous souhaitons nombreuses, dans les Cercles.

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Prix universitaire 2014

Écrit par CINI. Associe a la categorie Prix universitaires

Le jury du Prix universitaire algérianiste a attribué


 Le 1er Prix à Laura BOURQUIN
Université de Lorraine, Metz (Mémoire de master 2), sur :

« Les débuts du Cercle algérianiste : récit de fondation d'une mémoire associative au coeur du tournant communautaire pieds-noirs des années 1970 »

 

BOURQUIN Laura

Dès la première phrase de son mémoire, Laura Bourquin situe le problème avec cette citation du Manifeste du 1er novembre 73 : « Nous créons un cercle algérianiste pour sauvegarder de l'oubli et du néant le peu qui nous reste de notre passé magnifique et cruel ».

Le Cercle algérianiste est né de la volonté de préserver aussi bien la culture que la mémoire. Il est la première association à avoir pris le parti d'une action uniquement tournée vers la préservation de nos souvenirs et aussi le rétablissement de la vérité sur nos drames.

Laura Bourquin écrit qu'elle va tenter de résister aux sirènes tant de l'anticolonianisme que de la « nostalgérie » en empruntant une sorte de troisième voie qui aurait une orientation plus scientifique. Mais aussitôt après, elle cite Guy Pervillé : « Un historien de la guerre d' Algérie ne peut réussir à faire croire qu'il n'est motivé que par une curiosité personnelle, désintéressée. Pourrait-il en effet rester indifférent au point de vue des auteurs et des témoins qu'il a eu la chance de rencontrer ? ».

Laura Bourquin a tenu la gageure de concilier son objectivité d' historienne avec son ressenti, plus même son attachement, peut-être inconscient, à notre monde, notre culture, notre combat.

 


 

Une mention spéciale à Jia JIE
Université de Wuhan - étudiante chinoise, pour sa thèse de doctorat :

« Français à part entière et entièrement à part? Accueil et reconstruction identitaire des français d'Algérie de 1962 à nos jours »

 

JIE Jia

Cette thèse de doctorat en sociologie porte sur l'accueil et l'intégration de la communauté pied-noire en France métropolitaine après 1962.

Il est question ici d'étudier le processus et les stratégies de reconstruction de l'identité des pieds-noirs, suite à la dépossession de leur terre natale.

Le but est de savoir comment une population, aux modes de vie et coutumes légèrement différents par leur histoire et l'éloignement géographique, peut s'intégrer à une société de culture désormais dominante avec le moins d'altérations possible.

Ce doctorat, en dehors de son intérêt scientifique évident, est le vecteur d'un enjeu primordial : la pénétration de ce que nous représentons dans des universités lointaines, puisque au Japon aussi (n'est-ce pas Aya Adachi ) on s'intéresse à nous.

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Prix universitaire 2013

Écrit par CINI. Associe a la categorie Prix universitaires

Le jury du Prix universitaire algérianiste a attribué


 Le 1er Prix à Frédéric HARYMBAT
Université de Caen (Master 2), sur :

« Les Européens d'Afrique du Nord dans les armées de la Libération »

HARYMBAT-FredericSi l'engagement des troupes coloniales de l'armée d'Afrique est bien connu et a été traité par de nombreux ouvrages, aussi bien universitaires que grand public, il est par contre très difficile de trouver des renseignements sur la place et le rôle que nos compatriotes d'outre-mer y ont joué.

Les seules informations les mentionnant sont l'évocation des taux faramineux de mobilisation qui entre 1942 et 1945 ont amené plus de 16,5% d'entre eux dans les rangs de l'armée ( et même 20% au Maroc). Aussi ai-je voulu creuser un peu plus loin dans un travail de MasterII (UFR de CAEN) qui garantirait, à travers la direction d'universitaires comme Jean Quellien, un minimum de sérieux et de rigueur dans mes recherches.

Celles-ci se sont basées sur les archives de Vincennes mais aussi sur de nombreux articles de l'Algérianiste ainsi que sur des témoignages disponibles en grand nombre sur le Net ou dans des ouvrages qu'on ne trouve plus que chez les antiquaires et les bouquinistes. Des photos de l'ECPAD mais aussi venant de fonds privés illustrent l'ensemble. L'étude est basée sur un plan chronologique qui découpe l'ouvrage en cinq grandes parties : l'AFN jusqu'en 1942, le débarquement allié et la mobilisation générale pour la reprise du combat, les luttes politiques entre Gaullistes et Giraudistes et leurs répercussions chez les civils et les militaires, les combats en Europe (Italie, France, Allemagne), enfin le dernier chapitre évoque la question toujours actuelle et controversée de la Mémoire face à l'Histoire. Le but de ce travail est de montrer que sans l'engagement massif des Pieds-Noirs, il aurait été impossible pour la France de disposer d'une armée moderne à laquelle les Américains auraient accepté de fournir du matériel.

Cet engagement a été aujourd'hui bien oublié parce que les Français d'AFN en ont peu parlé, le trouvant naturel. Une vision de la Seconde Guerre centrée essentiellement sur le dualisme résistance/déportation a également contribué à rejeter dans l'ombre l'engagement purement militaire de ces soldats, aussi bien indigènes qu'européens.

J'espère que ce petit travail contribuera à rappeler leur mémoire et leur sacrifice.

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Prix universitaire 2012

Écrit par CINI. Associe a la categorie Prix universitaires

Le jury du Prix universitaire algérianiste a attribué

 Le 1er Prix à Florent de SAINT-VICTOR
étudiant à l'université de Paris I Panthéon-Sorbone, pour son mémoire de Master 2 d'histoire contemporaine, sous la direction de Robert FRANK, sur :

« Le renseignement durant les batailles d'Alger, les militaires face au terrorisme janvier-octobre 1957 »

 

Florent-de-saint-victorFaisant suite à l'expédition sur Port-Saïd et Port-Fouad, les batailles d'Alger marquent le retour de l'initiative française dans l'Algérie des villes et ensuite des campagnes. En adaptant leurs tactiques depuis plusieurs mois, les Forces armées commencent à ne plus subir leurs adversaires. La bataille pour le renseignement est gagnée par une manoeuvre coordonnée de l'action des Services spéciaux et des Unités conventionnelles. A la fin de l'année 1957, le nombre mensuel d'actes terroristes atteint un niveau résiduel. En résumé, un travail de qualité avec, en plus d' une grande maîtrise du sujet et d'une exploitation judicieuse des sources, cerise sur le gâteau, une lecture agréable.

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Prix universitaire 2011

Écrit par CINI. Associe a la categorie Prix universitaires

Le jury du Prix universitaire algérianiste a attribué

 Le 1er Prix à Anne DULPHY et à Marie MUYL

 

 


 

Anne DULPHY
étudiante à l'Institut d'Etudes Politique de Paris, pour son mémoire pour l'habilitation à diriger des recherches sur :

« L'Algérie, entre appartenance française et empreinte espagnole 1936-1962 »

 


 

Marie MUYL
étudiante de l'université de Paris I Panthéon-Sorbone, pour sa thèse de doctorat sur :

« Les Français d'Algérie : socio-histoire d'une identité »

Actions Culturelles

Le Cercle : une communauté de recherche et un soutien à la création

Sauvegarder, défendre et transmettre la mémoire

Les actions principales menées par le Cercle algérianiste :